Ressources de la Fédération Parapluie Rouge

GUIDE : COVID & Confinement

Les informations diffusées ici le sont au meilleur de notre connaissance au moment de la rédaction. Elles n’ont pas valeur légale et peuvent être interprétées différemment pas les autorités.
Nous n’encourageons personne à travailler pendant le confinement… Mais nous sommes conscients de la situation financière dramatique dans laquelle beaucoup se trouvent.

 

Protocole sanitaire Travail du sexe et COVID-19

Travail du sexe et COVID-19

Comment exercer le travail du sexe en période d’épidémie Covid-19 ? Quels sont les risques sanitaires encourus et comment les réduire? Quelles sont les contraintes imposées par l’état d’urgence sanitaire et les risques légaux si vous reprenez le travail ?

Retrouvez dans cette section, tout ce qu’il faut savoir sur le COVID-10 et les gestes barrières.

Retrouver ici aussi un protocole sanitaire pour exercer le travail du sexe en limitant les risques.

Les associations communautaires et de santé sortent leur propre rapport d’évaluation de la loi de pénalisation des clients

Le rapport d’évaluation de la loi du 13 avril 2016 sur le « système prostitutionnel » est finalement sorti le 22 juin 2020, avec plus de deux années de retard. Soulignons d’abord le cynisme qu’il y a publier maintenant ce rapport remis au gouvernement en décembre 2019. Après plus de trois mois de crise sanitaire, nous constatons à quel point le tarissement de la clientèle, et donc de la demande, précarise les travailleuses du sexe et les met en danger. Nos associations souhaitent pointer les réels écueils de cette loi.

Vingt années néfastes pour les travailleurSEs du sexe

Lors de la première conférence internationale sur les droits des travailleur·se·s du sexe ayant lieu en Suède fin septembre 2019, Fuckförbundet a publié un rapport d’impact très documenté sur la loi suédoise pénalisant l’achat de services sexuels en vigueur depuis 1999.

Vrai ou faux ?

97% des travailleurSEs du sexe en France sont victimes de la traite des êtres humains: FAUX: Cette déclaration de l’ancienne secrétaire des droits des femmes Pascale Boistard au Sénat ne se base sur aucune réalité scientifique, mais sur un amalgame entre le nombre de travailleuses du sexe migrantes et le nombre de victimes de la traite. L’OCRTEH estime en effet à 80% le nombre de «prostituées étrangères», chiffre qui a été repris pour désigner les victimes de la traite par les militants prohibitionnistes.

VIH, PrEP & travail sexuel

Ces dernières années, le mouvement pour la lutte contre le VIH/sida s’est fortement réjoui de l’arrivée d’un traitement de prophylaxie pré-exposition autrement appelé PrEP. Il s’agit d’un médicament anti-VIH qui permet d’empêcher une contamination, et pour la première fois depuis le début de l’histoire du VIH/sida, d’avoir des rapports sexuels sans préservatifs, avec une efficacité de protection comparable à ces derniers. C’est une bonne nouvelle notamment pour beaucoup d’hommes gays qui expriment depuis longtemps une lassitude et un relâchement quant à l’usage du préservatif, perçu comme la cause principale des contaminations dans cette population clé. Qu’en est il en revanche des travailleurSEs du sexe ?

Dépistage, TROD, et travail sexuel

Ces dernières années, les pouvoirs publics et le monde de la lutte contre le sida s’enthousiasment en partie pour l’arrivée du Test Rapide d’Orientation Diagnostique (TROD). L’enjeu est important car la découverte rapide du statut sérologique avec une mise sous traitement le plus tôt possible peut considérablement ralentir la progression du VIH. En effet, un patient séropositif avec une charge virale indétectable devient a priori non contaminant, ce qui permet d’envisager une diminution du nombre de contaminations si chaque personne appartenant à une des populations clés (gays, trans, usagerEs de drogues, travailleurSEs du sexe, migrantEs) est dépistée régulièrement tous les trois à six mois.